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Janvier 2026 / Temps de lecture estimé : 2 minute(s)
La loi relative à l’emploi des seniors, au dialogue social et aux transitions professionnelles crée un dispositif entièrement renouvelé : la période de reconversion professionnelle. À compter du 1er janvier 2026, elle se substitue, pour les nouvelles actions engagées, à la Pro‑A et aux Transitions collectives (Transco), afin d’offrir un cadre unifié et sécurisé pour organiser les mobilités internes comme externes.
Pensée pour répondre aux évolutions rapides des métiers, la période de reconversion professionnelle vise à sécuriser les parcours des salariés et à adapter les compétences aux besoins des entreprises, dans le cadre fixé par la loi et ses textes d’application. Bien qu’issue d’une loi centrée sur l’emploi des seniors, elle est, en principe, ouverte à tout salarié volontaire, sous réserve des priorités ou conditions pouvant être prévues par les accords de branche ou d’entreprise.
Salariés et entreprises concernés
La période de reconversion s’adresse aux salariés qui souhaitent, avec l’accord de leur employeur, changer de métier, se reconvertir vers un autre secteur ou obtenir une certification reconnue. Le projet peut notamment viser :
Toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, peuvent recourir à ce dispositif pour :
L’accès au dispositif s’inscrit dans un cadre négocié avec l’employeur et, le cas échéant, complété par les accords collectifs applicables.
Modalités principales de mise en œuvre
Lorsque la reconversion se déroule au sein de la même entreprise :
En cas de projet dans une autre entreprise :
À l’issue de cette période, le contrat initial peut être rompu selon les modalités prévues par la loi et l’accord conclu (par exemple rupture conventionnelle sécurisée) ou, en cas d’échec du projet, le salarié retrouve son poste initial ou un poste équivalent, dans le respect des règles légales et conventionnelles.
Durée et financement
La loi encadre la durée de la formation en fixant des plafonds en heures et en mois, avec la possibilité d’allonger ce cadre pour des reconversions plus longues ou techniques par accord collectif. La durée exacte du parcours est déterminée en fonction du projet, du métier visé et des accords applicables.
Le financement repose principalement sur les opérateurs de compétences (OPCO), qui peuvent prendre en charge :
Le Compte personnel de formation (CPF) du salarié peut être mobilisé en complément, dans les limites et conditions prévues par les textes et les accords de branche ou d’entreprise.
Enjeux pour les employeurs et les salariés
À partir de 2026, la période de reconversion professionnelle devient un levier structurant pour accompagner les transitions professionnelles, sécuriser les parcours et répondre aux tensions sur certains métiers. Elle offre aux entreprises un cadre légal pour organiser des mobilités choisies, développer les compétences et soutenir leurs transformations.
Les modalités pratiques (priorités de publics, niveaux de prise en charge, conditions détaillées de mise en œuvre) restant encadrées par les textes d’application et les accords collectifs, il sera essentiel, au moment de l’utilisation concrète du dispositif, de se référer aux règles en vigueur dans chaque branche et chaque entreprise.
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